Aie! Ouie! Aie! Crac! Boum! Ouie! Apres 20 heures de jeep taxi chaotique, nous arrivons enfin a Leh. Notre chauffeur avait une conduite tres particuliere : acceleration a la vue d’un virage idem lorsqu’il voyait la route defoncee et conduite escargot sur d’excellent bout de bitume. Allez comrendre. Cependant le trajet est magnifique.
Nous quittons la vegetation verdoyante de Manali au pied de l’Himalaya pour y penetrer de plus en plus. Le décor change, la caillasse prend le dessus et on gagne en altitude. Nous rencontrons la neige a un col se qui destabilise fortement notre chauffeur, ca Glisse!
L’athmosphere est sauvage et desertique. Peu, voir pas d’habitations sur une bonne partie du trajet, uniquement des tentes servant de restaurant le jour et d’hotel la nuit. Les sommets sont blancs et nous apercevons des glaciers. Plus nous approchons de Leh et plus nous commencons a voir des cultures, des stupa et des maisons.
Nous arrivons dans la capitale du Ladakh en debut de soiree et partons a la recherché d’un home sweet home. Le lendemain matin nous comptons nos courbatures et nous (re)partons a la decouverte de la ville.
Pour moi (Celia), c’est un moment particulier et charge d’emotion. Cela fait sept ans maintenant que j’attendais de revenir en ces lieux. Le passage de la frontiere Pakistan-Inde etait deja febrile et surreel. Je n’arrivais pas a realiser qu’enfin j’etait a nouveau en Inde. Meme sentiment , plus fort, en arrivant au Ladakh. Par contre en tant d’annees, beaucoup de choses ont changes. Leh a change, le tourisme est partout….
En se promenant dans les rues de la ville, nous nous sommes demandes ou etait passee la vraie vie. Les boutiques, les restaurants, les agences d’aventure et les guest houses voila ce que l’on voit parout. Meme la vieille ville perd gentiment de son authenticite. Nous sommes a la fin de la saison touristique et l’ambiance est plus detendue et le nombre de touristes decroissant.
Le décor lui reste superbe, la lumiere de l’automne degage une atmosphere particuliere. Les montagnes en sont plus belles. Ces dernieres sont deja coiffees de blanc, joli contraste avec le brun de la terre.
Nous avons rayonne aux alentours afin de visiter les differents monasteres. Mis-a-part celui d’Alchi aux superbes fresques indo-tibetaines d’une incroyable minutie, les autres batisses se touvent perchees sur une colline dominant la vallee et ou le village. Nous nous sommes ballades a l’interieur de ceux –ci, admirant les decors, les fresques et les differentes statues de Boudha. Nous nous sommes aussi laisse bercer par la sereinite a la puja (priere chantee) des moines. Il y avait des jeunes moines plus absorbes a faire les fous avec les instruments de musique que de reciter les prieres. Souffle de legerete!
Nous avons encore profiter de la chaleur du soleil a Leh (les nuits sont deja froides) avant de paritr chacun de son cote. Actuellement, Celia est au Ladakh pour l’association Rigzen-Zanskar et moi dans la region de Manali pour aerer mon parapente. Nous devrions nous retrouver fin octobre.
Voyant comment se deroule notre voyage et comment nous gerons notre porte-monnaie, J’ai (Celia) pris la decision d’annoncer d’annoncer ma demission a l’Hopital de Pourtales. Meme si cela fait maintenant sept mois que nous sommes sur la route, ca n’a pas ete evident de faire le pas et de gerer l’emotion qui s’en est suivie une fois le telephone raccroche.
Les filles, du fond du coeur MERCI!!
Donc vous l’aurez compris nous ne savons pas quand nous rentrerons, Inch Allah. Dans deux mois dans cinq ans….
Nous avons prevu de rester en Inde jusqu’au printemps prochain en faisant une petite sortie (visa oblige) sur le Nepal.